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Introduction
Après avoir installé votre système Linux et que vous l’avez préparé pour accueillir votre base de données, vous devez installer Oracle.
Vous avez deux façons d’installer Oracle : L’installation graphique et l’installation silencieuse (sans interface graphique, juste avec la ligne de commande). Ici, nous verrons l’installation graphique mais vous retrouverez comment installer votre base de données sans interface graphique dans cet article.
Téléchargement de l’installeur
Avant toute chose, il faut télécharger l’archive qui vous permettra d’installer votre base de données. Pour ceci, allez sur la page de téléchargement de Oracle.com.
Télécharger les Disk1 et Disk2 de la base de données correspondant à votre architecture de processeur. Pour cet article, nous utiliserons l’architecture Linux x86.
Une fois téléchargées, placez les deux archives zip dans le dossier /tmp de votre serveur.
Décompression des archives
Avertissement : A partir de maintenant, toutes les actions sont faites sous l’utilisateur Oracle
Placez-vous dans le dossier /tmp
cd /tmp
Puis décompressez les deux archives
unzip linux_11gR2_database_1of2.zip
unzip linux_11gR2_database_2of2.zip
Un dossier database a été créé dans le dossier /tmp où sont situés tous les fichiers extraits des deux zips.
Lancement de l’installeur
Note : Les actions sont toujours réalisées avec l’utilisateur Oracle
A partir de maintenant, vous devez vous logger avec l’utilisateur Oracle sur votre serveur en physique et non en SSH.
Avertissement : Loggez-vous bien avec l’utilisateur Oracle et non l’utilisateur root sinon rien ne va marcher.
Vous arrivez sur un écran de ce type :
Un peu rudimentaire mais ça fait largement l’affaire. Vous avez deux éléments : une horloge et un terminal. Toutes les commandes ci-dessous seront à rentrer dans le terminal.
Pour lancer l’installeur, il suffit d’exécuter le script runInstaller
cd /tmp/database
./runInstaller
L’Universal Installer fait quelques vérifications de pré-requis (Espace temporaire, SWAP, et nombre de couleur du moniteur) puis démarre :
L’écran d’accueil vous demande d’entrer votre e-mail et votre mot de passe de support Oracle.
Si vous n’en avez pas, cliquez sur Next puis sur Yes au message d’avertissement.
A l’écran suivant, 3 options vous sont proposées :
- Création et configuration d’une base
- Installation seulement du logiciel de la base de données
- Mise à jour d’une base de données
Vous vous demandez sûrement qu’elle est la différence entre la première et la deuxième option. Avec la première, vous allez créer tous les fichiers nécessaires à faire fonctionner une base de données Oracle et vous allez en créer une et la configurer par la suite. Avec la deuxième option, vous allez seulement créer les fichiers de base puis vous allez devoir créer votre base de données tout seul par la suite.
Note : Hé oui, vous l’avez deviné, il peut avoir plusieurs base de données sur un serveur Oracle.
Nous choisissons la première option et on clique sur Next.
L’installeur nous demande si la base de données sera installé sur un serveur ou sur une station de travail. Nous choisissons « Server Class » et nous continuons.
La base de données sera t-elle toute seule ou sera t-elle un noeud d’un cluster ? Nous n’avons pas installé de Cluster donc on choisit Single Instance. Comme d’habitude, on clique sur Next
On nous demande de choisir entre une installation basique ou complète. Pour ne pas compliquer les choses, nous allons choisir l’installation basique.
Voici la seule page de configuration technique que vous pourrez avoir dans cette installation. Voici les explications de tout ce qu’on peut vous demander :
Oracle Base : Répertoire de base où se trouveront tous les fichiers de votre logiciel Oracle.
Software Location : Répertoire de base de votre base de données où se trouveront tous les fichiers spécifiques à la base de données que vous venez de créer
Storage Type : Type de stockage. Peut-être le système de fichier ou une instance ASM. Ce dernier est un logiciel Oracle qui permet de gérer complètement votre stockage. Ici, nous choisirons FileSystem
Database File location : Répertoire où se trouveront tous les fichiers de données de vos bases de données. Les fichiers de données, comme son nom l’indique, contiennent toutes les données de vos bases.
Database Edition : Version de votre base de données. L’édition Enterprise est la plus aboutie mais c’est celle qui coûte la plus chère. Nous allons garder la version Enterprise pour cette installation.
OSDBA group : Tous les users qui seront dans ce groupe UNIX pourront se connecter et administrer de A à Z vos base de données.
Global database name : Nom que vous allez donner à votre base de données que vous êtes en train de configurer.
Administrative password : Mot de passe qui sera attribué à tous les utilisateurs créés lors de l’installation (sysman, sys, dbsnmp etc…)
Une fois remplis, cliquez sur Next
Cette étape vérifie que tout a été installé. Vérifiez qu’il n’y a aucun problème puis cliquez sur « Next ».
Il arrive qu’il y ait des bugs de vérification de Swap et de mémoire physique dans les machines virtuelles comme sur notre capture d’écran ci-dessus. Dans ce cas, cliquez sur Ignore All puis sur Next.
Un dernier écran vous fait un bilan des actions que l’installeur va faire. Jetez un coup d’oeil rapide puis une fois que vous êtes sûr que tout est bon, cliquez sur Finish.
Vous avez le temps de vous prendre un bon café le temps que votre base de données s’installe.
A la fin de l’installation, un écran vous donne quelques informations sur votre toute nouvelle base de données. Notez dans un coin ceux-ci puis cliquez sur OK.
Une dernière fenêtre vous demande d’exécuter deux scripts en tant que root. Pour ceci, ouvrez un nouveau terminal et rentrez ces commandes :
su
(rentrez votre mot de passe) puis Entrée
sh /app/oraInventory/orainstRoot.sh
sh /app/oracle/product/11.2.0/dbhome_1/root.sh
Une fois exécutés, cliquez sur Ok dans notre fenêtre et une nouvelle fenêtre nous informant que l’installation s’est bien passée apparaît. Fermez la en cliquant sur Close
Introduction
Maintenant que votre système Linux est bien installé, vous devez le préparer pour accueillir votre bijou de base de données.
C’est partit !
Téléchargement de Oracle
Tous les produits Oracle sont disponibles gratuitement sur leurs sites web Oracle.com. Deux versions pour Linux existent : une pour processeur 32 bits et une autre pour processeur 64 bits. Nous choisirons la version 32 bits dans le cadre de cet article.
Pour plus de facilités, mettez les deux zips d’installation dans le dossier /tmp de votre serveur.
Création de l’utilisateur Oracle et des groupes d’administration
Tout d’abord, il va vous falloir créer deux groupes : dba et oinstall. Les membres du groupe dba auront tous les privilèges sur la base de données tandis que les membres du groupe oinstall auront tous les privilèges sur les fichiers physiques de la base de données.
groupadd oinstall
groupadd dba
Une fois ceci fait, il vous faudra créer votre utilisateur oracle qui exécutera la base de données. Ensuite, on lui choisit un mot de passe.
useradd -m oracle
passwd oracle
Puis on place l’utilisateur oracle dans les deux groupes car il devra modifier les fichiers systèmes de votre base Oracle mais aussi pourra administrer la base de données.
usermod -g oinstall -G dba oracle
Création des répertoires de base
Pour l’installation, nous allons avoir besoin de créer les répertoires de base.
mkdir -p /app/oracle
Puis nous positionnons les permissions correctes dessus :
chown -R oracle:oinstall /app
chmod -R 0775 /app
Installation des packages nécessaires
Une base de données oracle nécessite quelques packages systèmes pour fonctionner. Pour les installer, insérer le DVD d’installation de Oracle Enterprise Linux 5 et montez-le dans votre système de fichiers :
mount /dev/cdrom /mnt
Ensuite, positionnez-vous dans le répertoire Server du lecteur DVD. Vous y trouverez tous les RPMs du DVD. Lancez ces commandes :
cd /mnt/Server
rpm -Uvh gcc-4.1.2-46.el5.i386.rpm libgomp-4.4.0-6.el5.i386.rpm elfutils-libelf-devel-static-0.137-3.el5.i386.rpm elfutils-libelf-devel-0.137-3.el5.i386.rpm glibc-devel-2.5-42.i386.rpm glibc-headers-2.5-42.i386.rpm gcc-c++-4.1.2-46.el5.i386.rpm libaio-devel-0.3.106-3.2.i386.rpm libstdc++-devel-4.1.2-46.el5.i386.rpm sysstat-7.0.2-3.el5.i386.rpm unixODBC-devel-2.2.11-7.1.i386.rpm unixODBC-2.2.11-7.1.i386.rpm kernel-headers-2.6.18-164.el5.i386.rpm
Note : Ces packages sont valables pour la version i386 de OEL 5. Si vous avez choisis la version 64 bits, il faudra remplacer i386 par x86-64 dans le nom des packages le nécessitant.
Modification de quelques paramètres
Certains paramètres dans le kernel sont bien trop restrictifs pour qu’une base de données Oracle puisse fonctionner correctement avec un grand nombre de connexions simultanées. Nous allons éditer les paramètres du kernel et les charger à chaud :
echo ‘fs.aio-max-nr = 1048576
fs.file-max = 6815744
kernel.shmall = 2097152
kernel.shmmax = 536870912
kernel.shmmni = 4096
# semaphores: semmsl, semmns, semopm, semmni
kernel.sem = 250 32000 100 128
net.ipv4.ip_local_port_range = 9000 65500
net.core.rmem_default=262144
net.core.rmem_max=4194304
net.core.wmem_default=262144
net.core.wmem_max=1048586′ >> /etc/sysctl.conf/sbin/sysctl -p
Le nombre processus pouvant être lancés et de fichiers pouvant être ouverts par l’utilisateur Oracle simultanément sont trop petits pour fonctionner correctement à plein régime. Nous allons changer la limite dans le fichier /etc/security/limits.conf
echo ‘oracle soft nproc 2047
oracle hard nproc 16384
oracle soft nofile 1024
oracle hard nofile 65536′ >> /etc/security/limits.conf
Puis rajouter une ligne au fichier de configuration de pam.d :
echo ’session required pam_limits.so’ >> /etc/pam.d/login
Enfin, il vous faudra lever les protections sur le nombre de processus lancés à chaque login de l’utilisateur Oracle. Pour ceci, nous allons éditer le fichier /etc/profile
echo ‘if [ \$USER = "oracle" ]; then
if [ \$SHELL = "/bin/ksh" ]; then
ulimit -p 16384
ulimit -n 65536
else
ulimit -u 16384 -n 65536
fi
umask 022
fi’ >> /etc/profile
Conclusion
C’est la fin de la configuration de votre serveur. Passons à l’installation de la base de données Oracle en cliquant sur la flêche verte.
Introduction
Vous en avez jamais eu marre d’installer Oracle avec le lourd Universal Installer en Java ? Ou alors vous voulez installer Oracle sur votre serveur mais vous ne voulez pas utiliser X ? Le silent mode est donc fait pour vous.
Le mode d’installation silencieux utilise des fichiers de réponses (Response files dans son appellation original) qui permet de spécifier toutes les informations nécessaires.
Créer votre response file
Un response file est un fichier texte qui porte par défaut l’extension .rsp . Vous pouvez en créer un vous-même avec toutes les informations que vous voulez ou en générer un à la fin d’une installation graphique de Oracle.
Voici un exemple de response file que j’utilise pour une installation d’Oracle Database toute simple : Le télécharger . Vous pouvez vous en inspirez et changer les valeurs pour que ça colle à votre installation.
L’installation en silent mode
L’installation en silent mode est très simple. Après avoir dézippé les deux archives d’installation que vous pourrez télécharger en cliquant ici , vous vous positionnez dans le répertoire créé
unzip linux_11gR2_database_1of2.zip
unzip linux_11gR2_database_2of2.zip
cd database
Vous devez définir la variable DISTRIB avant de commencer
export DISTRIB=`pwd`
Puis vous lancer l’Universal Installer avec quelques options supplémentaires
./runInstaller -silent -ignoreSysPrereqs -ignorePrereq -responseFile /chemin/vers/responsefile
L’installation durera une petite dizaine de minute.
Par la suite, il ne vous restera plus qu’à exécuter les classiques deux scripts en tant que root comme indiqué lors de l’installation. Facile non ?
Introduction
Lorsqu’un serveur redémarre de façon brutale, il est toujours utile que votre base de donnée Oracle redémarre automatiquement lorsque le système s’initialise. Ceci peut vous éviter des downs très longs et de nombreuses interventions de votre part qui s’avèrent au final pas très utiles. En plus, Oracle vous as facilité la vie pour mettre ça en place ! Vous n’avez donc aucune raison pour ne pas lire le reste de l’article
Modification de /etc/oratab
Il va vous falloir modifier le fichier /etc/oratab . Le fichier est au format
$ORACLE_SID:$ORACLE_HOME:N|Y
La dernière colonne indique aux scripts dbstart et dbshut (vu par la suite) de démarrer (Y) ou pas (N) cette instance.
Exemple :
orcl:/app/oracle/product/11.2.0/dbhome_1:N
Il faut que vous changiez le « N » de la ligne de l’instance que vous voulez démarrer en « Y ». Ce qui donnera pour notre ligne en exemple :
orcl:/app/oracle/product/11.2.0/dbhome_1:Y
Création du script de démarrage
A partir de maintenant, nous allons créer un script bash qui sera exécuté à chaque démarrage. Ce script appellera les deux scripts dbstart et dbshut qui s’occuperont respectivement de lancer et d’arrêter votre base de données.
Vous pouvez télécharger ce script à cette addresse. Copiez le dans le dossier /etc/init.d en prenant soin de remplacer les valeurs {A remplacer} par le ORACLE_HOME et le ORACLE_SID respectivement.
Exécuter ce script au démarrage
Pour exécuter ce script au démarrage de votre système Linux, il faudra placer un alias dans les répertoires rc3.d et rc5.d (dépend de votre runlevel). Pour faire ceci :
ln -s /etc/init.d/oracle /etc/rc.d/rc3.d/S99oracle
ln -s /etc/init.d/oracle /etc/rc.d/rc5.d/S99oracle
Inversement, pour arrêter vos bases proprement à chaque extinction de votre système :
ln -s /etc/init.d/oracle /etc/rc.d/rc3.d/K01oracle
ln -s /etc/init.d/oracle /etc/rc.d/rc5.d/K01oracle
Vous pouvez dorénavant redémarrer votre système et vérifier que votre base de données se lance au démarrage !
Introduction
Quand vous êtes chez vous et que vous travaillez sur votre ordinateur personnel et que vous avez besoin de chercher un document sur votre ordinateur portable de travail, ça devient rapidement embêtant de jongler entre les deux souris et les deux claviers.
Synergy est fait pour vous alors ! Synergy est un logiciel permettant d’utiliser qu’un seul clavier et qu’une seule souris pour contrôler plusieurs ordinateurs. Il vous suffit de glisser votre souris vers la gauche ou la droite de votre écran et elle passe sur l’écran de l’ordinateur d’à côté.
Installation et configuration de Synergy Server
Dans notre situation, nous avons notre poste de travail personnel sous Ubuntu et notre ordinateur portable sous Windows XP. Nous allons monter un serveur Synergy sur notre poste sous Linux.
Le fait qu’il soit serveur signifiera que ce sera son clavier et sa souris qui serviront à manipuler tous vos ordinateurs.
Ouvrez un terminal sous Ubuntu et tapez les commandes :
sudo apt-get update
sudo apt-get install synergy
Une fois Synergy installé, il vous suffit de créer le fichier de configuration /etc/synergy.conf. Dans ce fichier, il y aura tous les paramètres nécessaires au fonctionnement de votre serveur Synergy. Celui ressemblera à ceci :
section: screens
Ubuntu:
Laptop:
end
section: links
Ubuntu:
right = Laptop
Laptop:
left = Ubuntu
end
Pour les plus curieux d’entre vous, dans la partie screens, nous déclarons toutes les machines qui seront utilisés avec ce serveur Synergy. Ici, c’est la machine Ubuntu (notre machine de bureau) et Laptop (notre portable professionnel).
Actuellement, il nous reste plus qu’à lancer le serveur Synergy avec la commande :
synergys -c /etc/synergy.conf
Installation de Synergy
Pour vous connecter à votre serveur Synergy, vous allez avoir besoin de télécharger et installer le client Synergy. Pour ceci, allez sur cette page de téléchargement Synergy.
Une fois téléchargé, double cliquez sur l’installeur, une fenêtre s’ouvre
Cliquez sur Next. La licence d’utilisation apparaît.
Lisez la licence puis cliquez sur I Agree.
L’installeur vous demande où vous voulez installer Synergy. Garder la valeur par défaut et cliquez sur Install. L’installation démarre.
Configuration de Synergy en tant que client
A la fin de l’installation, ouvrez Synergy qui se situe dans votre menu démarrer.
Pour vous connecter à votre serveur Synergy, il suffit de rentrer l’adresse IP de votre serveur dans la barre Other Computer’s Host Name puis cliquez sur Start.
Si tout se passe bien, prenez la souris de votre serveur et glissez là contre les extrémités de votre écran, la souris passe sur l’écran de votre client !














